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FamadihanaLe mpanandro fixa le bon jour pour le lendemain. On ouvrit alors le tombeau et sortit le cadavre plusieurs années après son décès. Dépouillés de son linceul, les os furent débarrassés de la chair qui tenait encore malgré la puanteur. On changea son lamba, comme on langerait un enfant, avec des gestes de douceur et de tendresse, et je le pris dans mes bras comme un nouveau-né pour lui parler en demandant conseils et protection. Il fut alors enveloppé dans une natte « tsihy »neuve, puis porté par deux hommes. Mes proches, hommes, femmes et enfants commencèrent la procession. Tout au long de la route, on a chanté, joué d'un instrument de musique (flûtes et tambours), on a dansé, on a exhibé son corps, on a proclamé hautement son honneur. On a pleuré et ri … On a crié… Des plaisanteries ont été échangées avec les personnes rencontrées et même parfois avec lui…. Les participants mimèrent un combat dont il fut l'enjeu. On le tira de tous les côtés, on lui fit de multiples détours pour qu'il ne reconnaisse pas le chemin du village. … Moment d'effervescence extraordinaire. Une fois arrivée à sa nouvelle demeure, on lui fit faire sept fois le tour du tombeau. Le partage de la natte ayant servi à transporter ses restes donna lieu à une dispute entre des femmes stériles. Elles croient très fort qu'un petit bout de cette natte leur permettra de surmonter l'infirmité majeure qu'est la procréation. Puis, un discours en sa mémoire fut dit pour clore la cérémonie : "razana (ancêtre), intermédiaire entre les vivants (l'homme) et Zanahary (maître de l'univers), par la mort, tu accèdes à une vie supérieure et nous apportes une protection. Ton corps fut déplacé pour rejoindre ta famille…. Les vivants doivent honorer leurs ancêtres…"
Extrêmement sensible au respect, j’ai en horreur la brutalité, la violence et toute forme d'autorité. D'ailleurs, le sésame pour toutes les relations humaines est le sourire.
A cette Terre couleur de mon sang
La légende du couvent de Carré d'As à BuissonLes uns parlent ici d’une légende, ceux qui ont assisté aux événements ne doutent évidemment pas de leur véracité. L’histoire ne remonte d’ailleurs pas à si longtemps en s’étant déroulée au printemps 2006, à Buisson, petit village du Périgord… Ici, on en parle encore… Dans le bâtiment qui accueille aujourd’hui le musée du Cinéma, les petites sœurs de l’ordre de Saint Carré d'As avaient créé une école ménagère. L’on disait alors qu’une des jeunes pensionnaires était possédée par le démon et qu’autour d’elle se produisaient des manifestations paranormales. Attiré par la rumeur et en recherche de sensationnel, un certain Lenny DURUISSEAU, jeune homme de 35 ans, rentier de son état et cinéphile, entreprit de s'y rendre un soir de Mai. A son arrivée, la place de la gare étant vide, il entreprit de trouver une chambre d'hôtel pour se poser. Plus il avançait dans la ville, plus une impression d'être suivi, le tenaillait au corps, et tous les deux pas, il se retournait pour vérifier. Les gala pians du village s’amusaient de la chose et, tout à coup, par les fenêtres, se mirent à crier et à se moquer de cet étranger en appelant Satan. « Diable, mets-lui une claque », chantaient-ils ; Affolé, Lenny se mit à accélérer... à courir.... valise à la main....vite ... fallait trouver un refuge.... la première porte lui fit l'affaire. "Bonjour, jeune homme, bienvenue au couvent de Carré d'As, je me présente, je suis Soeur Vice, et que puis-je faire pour votre ser....vice ???" Sous sa cornette, la jeune personne apparaissait avec les joues marquées de rouge. Lenny se présenta et expliqua sa mésaventure, tout en essayant de cacher ses interrogations sur l'apparence de sa bienfaitrice. « Nous n’avons pas pour habitude de recevoir des étrangers à notre communauté, mais aux vues des circonstances, vous pourrez rester cette nuit en promettant de ne rien dévoiler de ce que vous verrez. » La promesse aussitôt faite, une chambre lui fut allouée. Surpris par la beauté des lieux et le confort de sa chambre, Lenny s'arrêta soudain sur un prospectus laissé en évidence sur la table de chevet... "Vous êtes enfants de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles, Vous avez le droit d'être ici" Les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence du couvent de Carré d'As, Vous souhaitent la bienvenue. Et chaque soeur a prononcé les voeux suivants : Visibilité homosexuelle et rejet de la honte, Joie et fête universelles, Paix entre les communautés, charité, Information et prévention sida, Devoir de mémoire. Un bruit de gifles interrompit sa lecture…. Paralysé… il sursauta à la main posée doucement sur son épaule… « Vous avez entendu Monsieur Lenny, ceci est notre sonnerie d’appel pour le repas. Je suis Sœur Humaine, (comme cérumen), et l’on m’a chargé de vous accompagner pour votre séjour. Loin l’idée de moi de vouloir vous faire peur…. Soyez rassuré, les rumeurs qui courent n’ont pas de fondement réel, mais nous protègent bien des curieux… mais cela doit rester un secret, vous nous l’avez promis… » Tout en suivant « sa » guide vers la salle des repas, Lenny prit assez vite la décision de quitter les lieux dès le lendemain au petit matin. C’était sans compter sur le spectacle qui s’offrit à ses yeux par la suite ….. La pièce était grouillante de cornettes qui volaient, papotaient dans tous les sens sur le fond d’une musique entraînante…. Il remarqua que les membres de cette communauté avaient la particularité de s'habiller en un hybride joyeux de "nonne folle", grimer jusqu’à la caricature pour forcer les traits burlesques. On dirait un film de Fellini pensa t’il….Avec de la boursouflure comme finesse absolue, s’il y avait un peu plus de silence, on comprendrait peut-être quelques choses. A moins que ce soit du Ferreri, avec un remake de la Grande Bouffe à la Satyricon… Bref…. Un autre monde irréel dont il était l’unique spectateur…. « Humour et Amour avant tout, passez une bonne soirée Mr Lenny » lui chuchota Sœur Humaine en lui montrant la table qui l’attendait. En compagnie de Sœur Vice et de Sœur Humaine, une très bonne soirée, pleine de surprises, de mets et de vins à foison, s’annonçait… c’est lorsqu’un char, surmonté d’une nonne hissée sur des échasses en compagnie d’un loup garou et poursuivis par des oies, apparut sur la scène, que Lenny commença à avoir un doute….. Ce n’est pas possible….C’est une plaisanterie…. Je rêve…. Mon mode de vie est relativement banal, comme tout le monde ici, à la tombée de la nuit, je me transforme en drackqueen et je vais écumer les bois. .. En passant par les champs de blé où poussent des jambes…. Mais quand même…. Pourquoi des oies ???? Le loup oit l’oie au fond des bois ??? L’ouie de l'oie du loup a oui, mais qu'a oui l'ouie de l'oie du loup, ce que tout oie oit !!! Ah oui … La lumière tomba brusquement en poussière, faisant place à un écran noir et froid. Le cliquetis des échasses, les hurlements du loup, le cacardement des oies, le brouhaha des voix …. Tout partait en écho dans le lointain, en s’amenuisant petit à petit…. « Diable, mets-lui une claque » On entendit le bruit des gifles…. C’est l’heure du repas ???? Non…. Coup de départ pour une descente vertigineuse dans un gouffre sans fin…. ….Aux secours…. Je me noie …. Tombé….Ruisseau…. De l’eau… « Monsieur DURUISSEAU ??? Hello !!!! Monsieur DURUISSEAU ??? » Eberlué de voir face à lui, en gros plan, le visage d’un homme…. Les yeux exorbités… Mais étrangement ressemblant à Sœur Vice …. Lenny susurrât… « Oui…. Sœur Vice !!! » « Bien…. C’est nous qui sommes à votre service, Monsieur DURUISSEAU, vous nous avez fait peur !!! » Lenny n’y comprenait plus rien, il tourna les yeux sur la droite. Un autre visage lui sauta dessus… «Heu…. Sœur Humaine ??? » « Sir Hermenn… mon nom est Sir Hermenn » répondit l’autre homme « Vous êtes sur que cela va bien Monsieur DURUISSEAU ???? Depuis une heure, nous essayons de vous réanimer…. Nous avons tout tenté… Les claques, le bruit, vous parler… Vous étiez comme un possédé en plein délire… Finalement c’est le seau d’eau qui a eu raison de vous… Même les pompiers sont là avec leur grande échelle et le brancard. » « Mais… Je suis où ???? » Lança Lenny « Vous êtes à Buisson Monsieur DURUISSEAU…. A BUISSON…. Allongé de tout votre corps sur le gazon suite à une rencontre percutante avec cet arbre…. Il faut regarder devant vous, Monsieur DURUISSEAU, lorsque vous marchez !!!!! » « Hé bien …. Oui …. Vous avez raison …Sœur Hum…HERMENN. …Merci !!! » Lenny se releva comme il put avec l’aide des bras qui se tendaient vers lui. (Non pas celui-là, il n’est pas beau, l’autre…. Ben quoi il peut choisir quand même) Un flash lui revint en mémoire (aïe !!! Ses neurones sont aveuglés) sur ce verre de vin (délicieux nectar et de grand prestige, il en a encore le goût dans le gosier) qui lui avait été offert en dégustation dans le train pour la promotion des produits du terroir Périgourdin. « Il n’y a rien à faire…. Je ne supporterais jamais l’alcool » se dit-il
Après avoir remercié Sir WISS et Sir HERMENN, Lenny décida de reprendre sa route et sortit de sa poche l’adresse où il devait se rendre …. Couvent de Carré d’As - Joie et fête universelles - Paix entre les communautés - charité - Formation et prévention (In Situ) - 2 Voie de la Mémoire. – BUISSON - …. L’affaire ne fut pas si facile, une fois sur place, la pancarte accrochée à la porte, lui signifia : «Ici, bientôt votre Musée du Cinéma - Bâtiment fermé pour cause de travaux (changement de propriétaire) » Lenny s’en retourna aussitôt vers la gare (juste le temps d’attraper le 19 h 54 avant qu’il ne se sauve) sans faire attention à l’inscription gravée dans le mur…. Couvent de Carré d’As ( 1115 -1945 ) Ici vécue en 1944, selon la légende, une jeune pensionnaire possédée par le démon, apparaissant avec les joues marquées de rouge à la prononciation de cette phrase : « Diable, mets-lui une claque »…. Plus tard, Lenny voulut revoir Buisson mais on raconte qu’avant même son arrivée par le train, les vitres du wagon où il se trouvait, se mirent à voler en éclat…. de rires. Le “possédé” Lenny reprit aussitôt le chemin inverse pour ne jamais plus revenir. Sur la place de Buisson, le musée du Cinéma est maintenant ouvert au public. Si vous passez par là, n'hésitez pas, cela en vaut le détour... Nota Bene : et les jambes qui poussent dans les champs ???? Vous me dites…. Ben, c’est la chute tout simplement….. Chutttttttttttttttttt FIN (.... Bruit de gifles...vous avez faim ???....)
Histoire pour rire..... à la demande (on click-clack encore sur le Moulin) Il était temps !!!!ON A RETROUVE LE CADEAU DE CONSOLATION D ARIANE !Ayant promis une récompense à ARIANE lors du dernier jeu d'alphabets à l'envers et à l'endroit, je me trouvai fort dépourvue, lorsque mon disque dur
fût fichu ! le cadeau et tout le reste, j'avais perdu !
Je pensais m'en tirer, seulement je n'avais pas compté sur les réclamations réïtérées d'Ariane, réclamations fondées à juste titre. Aussi me suis-je mise en quête de retrouver son cadeau. Que nenni ! le cadeau étant épuisé, je me suis épuisée moi-même jusqu'à des heures indûes à trouver un cadeau de remplacement d'une valeur égale. Et j'ai fini par trouver et je m'empresse de l'envoyer à ARIANE et en même temps de vous montrer son cadeau. Le voilà :
des Start'upers ruinés ".
La romance du couple avait commencé en NOVEMBRE dernier, Pamela avait alors complètement "craqué " pour les MAINS de Yves DEQUENNE. Depuis, la rumeur parlait de fiançailles et même de mariage, Pamela étant folle amoureuse de DEQUENNE. Certaines de nos sources bien informées qui respectent notre code déontologique, affirment aussi que Pamela Anderson aurait offert prés de 100.000 GPS à son promis en gage de son amour. Nos paparazzis, nos chroniqueurs mondains, ainsi que notre service juridique, jubilaient déjà, à l'idée de couvrir ce qui s'annonçait comme le mariage de l'année. Pourtant, Le sort et le charme ravageur de KANNE HARRY en ont décidé autrement. La célèbre créatrice des GPS (voir l'article de Li Monde de ce jour) a, en l'espace d'une soirée, ruiné les espoirs les plus fous de Pamela Anderson. Tous les invités ont remarqué les regards insistants de HARRY KANNE sur les MAINS de DEQUENNE.La soirée avançant KANNE HARRY a invité DEQUENNE à danser et a profité de l'occasion pour lui dire 100.000 mots fous. L'instant d'après, DEQUENNE décidait d'unir sa vie à celle de KANNE. La rupture entre Pamela et DEQUENNE fut rapide et brutale. DEQUENNE a envoyè ses GPS aux pieds de l'actrice puis a pris la fuite au bras de KANNE HARRY. On n'a plus depuis VENDREDI dernier aucune nouvelle des protagonistes de cette triste histoire. Certain disent pourtant que Pamela Anderson, au paroxysme de la dépression, a décidé de partir vivre à Bornéo et d'entamer une carrière de chanteuse au profit des dragons de Komodo. Revenant sur l'affaire et sur ses protagonistes, au cours d'une interview, accordée à nos confrères de l'Epique, JULES CESAR a déclaré : "Personne ne résiste au charme ravageur de KANNE HARRY. Déjà, il y a 13 ans elle avait brisé le mariage de JOSIANE BALASKO". La séductrice a encore frappé, femmes jalouses, prenez garde à KANNE . suite des pages intérieures du Journal VOICA Du 18.10.2006 :
A la Une... Il est difficile de pouvoir développer ici tous ces titres ! Mais il n est pas impossible de vous abonner à ce journal en prenant contact avec CLO qui vous dennera de plus amples renseignements. Alors ARIANE, il te plaît ton cadeau ?
oui ... OUI ..... OUI..... OUI....OUI....OUI....OUI MERCI (et on click tous sur CLO)
invisible ???Dans la cour d'un immeuble dort une personne sans domicile.
Un jour, un interphone est installé. Les gens de l'immeuble se réunissent : Comment va-t-il faire pour atteindre la cour ?
La décision est prise de lui donner le code. 86 500 sans-abri et 200 000 personnes sans logement fixe.
Issus du quart monde pour la plupart, non qualifiés, isolés, ces hommes et ces femmes se retrouvent dans cette situation au terme d’une descente sociale alimentée par la crise de l’emploi et du logement et le démantèlement de l’État providence.
Il faut alors survivre dans l’univers violent de la rue, confronté au regard de la société.
Marie , une veuve quinquagénaire, élève seule son fils de 22 ans en banlieue parisienne. Licenciée de son emploi de secrétaire en 1999, elle n’a jamais retrouvé de travail : Marie est trop âgée et pas assez qualifiée. Son fils Paul est lui-même en situation d’échec scolaire et trop jeune pour bénéficier du revenu minimum d’insertion (RMI), réservé aux personnes de 25 ans et plus. Progressivement, les allocations chômage de Marie fondent. Bientôt, elle et son fils vivent de l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Les impayés de loyer s’accumulent, jusqu’à l’expulsion, en juin 2003.
« On a déposé nos valises chez ma mère, raconte Marie. Elle n’a qu’une petite retraite et ne pouvait pas nous loger dans son studio.
J’ai appelé le 115, mais il n’y avait plus de places. »
Le Samu social reçoit entre 1 800 et 2 500 appels par jour, pour 650 lits.
« Alors on a pris des sacs de couchage et on est partis dormir dans un square, sous un toboggan. » La chute est brutale : « On a toujours été pauvres, mais on n’aurait jamais cru devenir SDF. »
Familles comprises, ce sont six millions de personnes qui vivent des minima sociaux, dont un million d’enfants pauvres, à 45 % en situation d’échec scolaire.
Quand les gens vous voient tous les jours, ils vous regardent moins … Voire plus du tout au bout d’un certain temps. Ouvrez les yeux
On habite tous sur le Monde Juste une trace…Quand les gens vous voient tous les jours, ils vous regardent moins … Voire plus du tout au bout d’un certain temps. C’est lors d’une bousculade anodine, que je me suis aperçue de ma disparition. J’étais devenue comme transparente, invisible aux autres. Pourtant moi, je me voyais encore… Mais était-ce moi ou une idée de moi, que le miroir réfléchissait ??? J’entrepris d’en vérifier la réalité …. Au beau milieu de la foule, chez moi comme au travail, confirmation de mon état…. On ne me voyait plus....Quelle étrange sensation… Le paradis et l’enfer… La première idée qui me fut venue à l’esprit a été d’accomplir toutes ces choses qui nous étaient interdites…. Faire des croches pieds, pincer, crier, rentrer dans les lieux interdits, voler et même plus encore… La lassitude eut raison de moi avec plus aucuns plaisirs de contrarier la Loi…. La deuxième pensée fut de faire le bien et malgré mon enthousiasme…La monotonie s’installa à nouveau…. Prise de conscience que l’on existe que par le regard des autres posé sur nous … Et là…Personne pour me réprimander… Personne pour me remercier…. Personne pour me voir….J’étais seule avec moi-même… Le silence en dehors, le chahut dans ma tête… Pas une minute de répit, les mots rebondissaient entre eux sans me laisser de repos…. A la recherche de l’instant présent et du silence… Je me suis assise sur le rebord de mes paupières…. Avec, la vision, en toile de fond, de ce monde de fourmis, occupé à construire, détruire, reconstruire… et moi, juste au-dessus, contemplant mon impuissance à pouvoir agir… C’est alors que je sentis une présence…. Oui… Toi !!! Toi qui est entrain de me lire ... de me caresser … Non, ne t’arrêtes pas … Continues…. Tu ne sais pas comme cela est agréable d’être regardé du bout des yeux…. De prendre le fil …. De pénétrer dans ta tête par la magie des mots… D’atteindre ta propre pensée … De voyager… de raisonner…. De laisser une empreinte…. Pour enfin ….
exister
L'ECLAT DES BLESJe marchais en direction des blés, le regard instinctivement attiré par l'azur. Juin chauffait la campagne, l'espace était rayonnant. Une colline devant moi rejoignait le ciel. Je la fixai tout en ralentissant légèrement le pas. Soudain un vent emporta mon esprit en direction de hauteurs inconnues. Un autre soleil pareil au soleil éclairait ce monde. Et je vis la colline, la même colline qui me faisait face. Mais avec une perception différente. La colline était vivante, je sentais en elle une essence vitale, une respiration intérieure. Elle échangeait des pensées supérieures avec l'azur qui lui aussi semblait imprégné de vie. Très vite je m'aperçus que toutes choses communiquaient avec l'ensemble du monde en se faisant passer entre elles un souffle universel plein de sagesse. Le bleu le définissait et je ne le nommais plus ciel mais le nommais Bleu. Les oiseaux dans les airs prenaient un prix infini. Créatures éternelles, rien ne pouvait les corrompre et leur vol se prolongeait dans des immensités sans fin.
présent et invisible, proche et insaisissable.
Je me retrouvai les pieds toujours bien ancrés sur le sol, me réadaptant à la lumière du soleil habituel, qui me parut terne.Dubitatif, perplexe et à la fois parfaitement convaincu de la réalité suprême de cette curieuse, inexprimable expérience que je venais de vivre, j'avançai vers le champ de blés comme si je devais poursuivre ma flânerie. Poussé par une puissante intuition, je tendis la main vers une gerbe de blés pour la saisir. Un éclair illumina ma main et la rendit transparente un bref, très bref instant. Si bref que l'oeil de la mouche l'a déjà oublié et que le soleil en doute encore. Paul Eluard Juste un Fil....Un souffle universel....
Une simple lettre ???« Ariane, fermes cet album de famille… il fait suffisamment gris dehors !!! Et, descends immédiatement me parler de cette lettre reçue la semaine dernière !!! »
A contrecœur, Ariane s’exécute sans broncher. Arrivée dans la cuisine, spectacle d’une robe noire agitant une cuillère en bois impatiente.
Nous voilà au Tribunal des délires …Vite imagination … à ma rescousse …allez lances-toi … « C’est une lettre très personnelle, bien ronde avec un sourire de travers. Elle se situe brièvement entre le pet et l’air… Et plus exactement au 17 ème étage. Apparemment, tout le monde en parle sauf certain voulant lui mettre un point sur le « i », son fidèle compagnon. Moi, je fais partie des nombreux rationnels la préférant non accompagnée. Mais je laisse libre les autres de l’imaginer comme ils veulent. Juste un petit indice, aucune fois je ne l’ai utilisée dans mon explication. Voilà, j’ai fini ma plaidoirie. Pour les réclamations ou les détails, tu attendras mon avocat, il viendra le 24 décembre au soir. Sur ce...Mijotes bien, j’ai des devoirs urgents à faire... Moi » En apnée… Ariane prend son élan…1/2 tours… Direction plongeon album souvenirs.
La cuillère en bois en est tombée de suffocation. Rires… Colères… Anne s’en trouve bouche bée … ....Savoir faire Face.... Gens qui rient ...Gens qui pleurent
D’utérus en humus
De l’utérus jusqu’à l’humus, Et du berceau jusqu’au caveau, Elles sont vaines, toutes nos peines. Encore les mêmes calembredaines, Rien qu’un instant dans le néant, Un passe-temps en attendant…
Entre la joie et la tristesse, Entre la haine et la tendresse, Entre les crocs et les caresses, Entre l’espoir et la détresse, Le temps est là, le temps s’en va, De l’ici-bas à l’au-delà…
Du blanc torrent à l’océan, Et des projets jusqu’au regret, Des premiers pas jusqu’au trépas, Et du bébé au macchabée, Le temps est là, le temps s’en va, De l’ici-bas à l’au-delà…
De baptême en requiem, Et des langes au linceul, Notre peine reste même, Nous serons toujours seuls. Tout n’est qu’instant dans le néant, Un passe-temps en attendant…
Poème de mon arrière grande Tante (vrai de vrai)
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