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à toi Christine...Une femme, toutes les 2 heures, quelque part, dans notre monde est... violée
(Pas la même banane!!! ... je précise pour les idiots de service...)
Il y a une trentaine d'années (à peine), on ne parlait pas de ce sujet,
c'était tabou, un déshonneur pour la famille concernée,
et pourtant....
C'était déjà le même chiffre !!!
avec les mêmes dégâts psychologiques pour les victimes de ce crime...
Christine , jeune fille de 14 ans, métisse flamboyante d'un amour parental mélangé, baignant dans la douceur, et ayant un avenir plus que prometteur...Première de sa classe en troisième... Elle était appréciée et respectée pour sa beauté, son intelligence et sa joie de vivre (même par ces petits blancs racistes à la con).
Tout de suite, nous avons fait "amie-amie" toutes les deux, sa différence de couleur extérieure était la même que celle qui était dans mon coeur... Cela ne s'explique pas... Il faut avoir été mordue par un raciste pour comprendre les effets de son poison.
Je me souviens de ce matin, de ce jour, de cette classe... où.... Sa chaise est restée vide à jamais. Officiellement, elle était malade selon les dires du professeur, il en était autrement... Le soir venu, son regard vide et noyé de larmes me glaça sur place. Les mots ne sortaient pas de sa bouche, ou que par ricochés... J'en saisis quelques uns comme "hier soir"..."raccompagnée pas un bidasse"... "j'ai dis NON"... "vêtement"..."j'ai pas pu me défendre"..."viol"... "douche"..."je me sens sale"..."morte dedans" ... "pourquoi ???" ... "pourquoi moi ???"
Je n'avais pas de réponse à lui donner ce soir là, sauf à constater la destruction d'un être que j'aimais.
Elle a gardé l'enfant issu de ce viol, comme pour faire un pied de nez à la vie... faire un bien du mal...
Donner de l'amour à l'innocence pour effacer la souffrance.
Cela a été son médicament...
Les années ont passés me permettant une analyse plus claire du mode opératoire et de la psychologie .
Avant toutes choses, positionons à leur place chaque acteur :
---> une victime, homme ou femme, enfant ou adulte, qui n'est coupable en rien : elle subit.
---> un criminel, homme ou femme, enfant ou adulte, qui est coupable en tout : il agit.
la stratégie de l’agresseur se fait en 5 grandes priorités :
1 - L' isolement de la victime, soit géographiquement, soit familialement, soit socialement, et de façon à ce qu’elle ne trouve pas d’aide.
2 - L’humiliation de la victime, la transformer en objet, la traiter comme une moins que rien, de telle façon qu’elle pensera qu’elle n’a aucune valeur et que personne ne peut s’intéresser à elle. L' être est nié. L'autre n'éxiste plus en tant qu'individu. Alors au "Pourquoi moi ???", on peut répondre "Ce n'est pas ton TOI qu'il voullait, mais ton image en tant que CHOSE de son phantasme".
3 - L'instauration d'un système de terreur, la victime n’est plus dans un état de responsabilisation où elle puisse faire ce qu’elle devrait faire ou ce qu’elle pourrait faire. Dans la tête de la victime, il n'est plus question que de "vie ou de mort". D'ailleurs, c'est à ce moment précis, que se met en place le phénomène de dissociation... Phénomène physique naturel incontrolable, qui paralyse toute "proie" (c'est un réflexe inné)... La tête dit toujours "non", mais le corps ne répond plus et s'auto-protège pour ne plus rien ressentir. Cet état de dissociation se répercute par la suite, la tête et le corps ne se comprennent plus... la tête veut effacer toutes traces de souillures sur ce corps qui est désormais vide, comme "mort"...Elle lui en veut... Tout le travail des psy consistera par la suite à rétablir l'intimité entre le contenant et le contenu pour "reconstruire" la victime et l'aider à se "pro-jeter" sur un "a-venir"...
4 - Établir, assurer son impunité, de par son statut (mari, notable, instit, prêtre, médecin, etc...), ou en effaçant toutes traces ( ...même jusqu'au meurtre...). on dira "Mais c’est pas possible ! Monsieur Untel, oh non vraiment !"... Surtout qu’elle va mal, la victime, elle a un discours qui n’est pas toujours très clair, elle dit des choses plus elle revient en arrière, alors que l’agresseur il se porte bien, lui ---> Tout va bien pour lui tant qu’il est calme.
5 - Inverser la culpabilité, en niant l'acte ( "elle était consentante", "elle l'a cherché", "c'est une menteuse", etc...), la victime devient la coupable. C'est le côté pervers de l'auto-culpabilisation qu'il faut combattre, la victime n'a pas demandé à être victime, sa tête a dit "NON" même si son corps a eu une absence temporaire.
Mieux se connaître, pour être mieux avec l'autre...
Notre autre
Je dis STOP ...Le travail n’est aujourd’hui que le moyen méprisable pour les financiers de pomper le pognon à la source en en laissant le moins possible au travailleur.
Les maîtres mots sont compétition, productivité, rentabilité, profits. Le reste n’est que littérature.
La compétition, l’obligation de rentabilité, les cadences infernales, les objectifs à atteindre (de plus en plus inatteignables), le spectre de la délocalisation; génèrent le stress, les heures sup non payées, le harcèlement des cheffaillons, la guerre entre les salariés, la peur du chômage et la souffrance.
Et le code du travail, dont le but est justement d’empêcher de telles dérives, est peu à peu massacré par nos gouvernants, inspiré en cela par le MEDEF .
Le travail souvent subi, mal payé, stressant, en plus d’être souvent débile voire avilissant, précaire, socialement inutile et écologiquement insupportable, ne sert généralement qu’à soutenir un mode de vie con-sumériste dont la communication et la pub ont introduit dans tous les cerveaux l’idée qu’il serait le seul à offrir une vie digne de ce nom. Tu veux être plus heureux, plus reconnu ? Alors travaille plus !
(traduction par l’idéologue qui nous sert de Gourou de la Raie-publique : « travailler plus pour gagner plus… »)
Sans travail aujourd’hui, tu n’es plus qu’une merde. On te regarde comme un pestiféré, tu n’as plus les moyens de vivre décemment,
et tu es donc prêt à toutes les concessions et compromissions pour revenir dans
le sacro-saint monde du travail.
Telle est notre Société -----> Faire pour Avoir
Tout en oubliant un paramètre ----> le "Etre"
La non-reconnaissance de l' Autre, dont je vous ai déjà parlé dans le billet suivant, est ce même mal qui gangrène le monde du travail et de l'économie.
Les 2.500 entreprises de plus de 1.000 salariés (privées ou d'Etat... c'est pareil au même...) ne considèrent pas avoir des êtres humains à leur base... mais des numéros !!
Je me souviens qu'un jour, on m'avait demandé de m'identifier, bêtement j'ai répondu Madame X... grosse erreur... Madame X était inconnue au bataillon... seul mon numéro "identifiant RH" existait...
Mais regardons un peu autour de nous... notre n° de sécu, de CAF, d'adhérant mutuel, de téléphone, de compteur eau-gaz-électricité, de cliente fidèle, de banque, de code d'accés-secret, etc....
QUE DES CHIFFRES !
Le mal-être n'est donc pas que dans nos entreprises (grosses ou petites),
mais bien dans notre MODE de fonctionnement
(et pas MOOD)
L'être aurait-il disparu ??
Il est là pourtant, en chacun de nous.
Prêt à sauter par la fenêtre.. à exploser...à se pendre...
pour qu'on l'entende...
Faudra-t'il encore beaucoup de mort sur le champs de bataille pour le comprendre et changer ???
Nous sommes tous concernés par nos attitudes, notre aveuglement.
Une simple reconnaissance de cet Autre, cet Etre, ce Coeur qui est en face de nous..
Et....cela changera TOUT
Ouvrez les yeux et votre humanitude
BORDEL !!!
(hein ??? oui...je sais...c'est nouveau...ça vient de sortir...pfff)
Viol... ViolenceIl existe différents "profils" d'agresseurs sexuels...
La castration chimique ne s'applique, par contre, qu'à un seul type d'entre eux :
ceux qui sont relativement sains d'esprit, mais qui ont d'irrépressibles pulsions sexuelles, très fortes et très nombreuses, pour des raisons hormonales (excès de testostérone) au point qu'ils finissent par craquer car le besoin est quasi-physique, et par sauter sur la première chose qui bouge.
Le but de la castration chimique ( je préfère le terme "d'inhibition" chimique) est de diminuer le taux de testostérone...
encore faut-il qu'il soit trop élevé, sinon ça ne sert à rien.
Pour ces gens là et pour ces gens là seulement, qui représentent peut-être 5% des délinquants sexuels, un traitement PEUT être envisagé, dans certaines circonstances, afin de faire diminuer le taux de testostérone. Et ce traitement ne reste qu'un pansement limité dans le temps.
les agresseurs sexuels sont-ils des déviants ou des violents ? La réponse est tout simplement : "ça dépend desquels !"
La majorité des condamnés sont des déviants : Leur problème est que leurs préférences sexuelles (fantasmes de viols, attirance pour les mineurs voire les enfants, fantasmes exhibitionnistes... ), sont incompatibles avec nos lois et nos règles de vie en société.
Pour rester dans l'actu, typiquement, Polanski est un déviant.
Certains agissent même avec le consentement de leur "victime", mais ce consentement n'est pas reconnu par la loi, --> soit parce qu'il n'est pas éclairé (enfants bien trop jeunes et trop peu matures pour savoir dans quoi ils s'engagent),
--> soit parce que c'est la loi et que c'est comme ça. (de nombreux profs ont été condamnés pour avoir eu une relation amoureuse et sexuelle avec une élève lycéenne et largement capable de consentir - mais voilà : c'est interdit).
Il existe encore d'autres profils : ceux qui agissent par égoïsme (froidement), ceux qui agissent par folie (schizophrènes par exemple)...
Pour tous ceux là, la castration chimique ne sert à RIEN.
Pire : elle peut être dangereusement contre-productive. Il faut savoir en effet que si la castration chimique agit au niveau du testostérone, pour - grosso-modo - empêcher les gars de bander, elles ne changent rien aux désirs et aux fantasmes. Du coup, ils restent totalement inassouvis : le pervers de base a au moins la masturbation pour calmer un tant soit peu ses ardeurs. La castration chimique lui retire même ça : du coup, il devient plus frustré, plus en nécessité, plus hanté par ses fantasmes que jamais, ce qui en fait une bombe à retardement d'une rare violence. Ainsi, l'amateur d'adolescentes largement pubères et capables de consentir, mais mineures, résolument non-violent et non-agressif, pourrait finir par péter les plombs et par commettre un véritable viol A CAUSE de la castration chimique.
Encore pire : il n'est pas rare que les gens débarrassés de leurs pulsions sexuelles par la castration chimique se retrouvent à la place avec des pulsions violentes pouvant enclencher des pulsions de meurtre.
Le cas du criminel qui a défrayé la chronique et à partir duquel on veut légiférer était donc en fait le prototype du cas auquel la castration chimique n'était PAS adaptée.
Le viol n'est pas d'abord un acte sexuel, c'est d 'abord un acte de violence.
Un violeur est d 'abord quelqu'un qui a un problème de violence dans les rapports avec autrui.
Un problème très grave dans le rapport à autrui.
Quelqu'un qui ne sait pas ce qu'est l'autre.
(La pulsion sexuelle, quelle qu'en soit la force, est seconde.)
TémoignageLettre ouverte à Monsieur Kouchner et Monsieur Mitterrandpar Manu A, Invalide sans profession.30.09.09
" Vos prises de position au sujet de l'affaire Polanski me forcent à venir à vous. En 1989, il y a donc 20 ans de cela, je me suis rendu coupable des mêmes faits que l'on reproche à Monsieur Polanski. Je croyais, moi aussi, que j'avais un rapport sexuel avec une adolescente de 14 ans consentante. Contrairement à votre pauvre cinéaste, j'ai attendu sagement la venue des gendarmes, puis je suis resté en cellule deux ans et demi, jusqu'à mon procès devant la Cour d'assises. Et, toujours en cellule, j'ai compté deux mille deux cent cinquante cinq (2255) jours avant d'être enfin élargi. Soit dit en passant, sans une seule permission de sortir préalable.
Le fait est que la prison, le procès et la psychanalyse aidant, j'ai fini par saisir une subtilité qui jusque là m'avait échappé et qui, je l'avoue, était sinon à l'origine de mon acte, tout du moins un élément déclencheur de ce que j'infligeais à ma victime. Comme j'ai pu constater, suite à l'affaire Polanski, que cette subtilité vous échappe à tous deux, je m'empresse de vous en faire part. J'ai appris à mes dépends, mais aussi et surtout aux dépends de celle à qui j'ai fait tant de mal, qu'une gamine de 13 ans ne peut en aucun cas donner son consentement pour une relation sexuelle avec un adulte. Je le répète, il est impossible qu'elle donne son consentement, y compris lorsqu'elle est explicitement demandeuse, c'est vous dire combien certains font fausse route et pourquoi je fus très justement condamné pour viol. Si vous me demandiez la raison de cette impossibilité, je vous répondrais ce par quoi je commençais ce paragraphe. D'où, Messieurs les ministres, la nécessité de répondre de ses actes devant la justice, devant la victime et de les revoir, les mâcher, les ruminer, jour après jour, nuit après nuit. Tout cela bien sûr dans la douleur, les larmes, la contrainte, l'humiliation, la honte et la solitude de la prison. Travail qu'on ne peut nullement réaliser dans le strass et les paillettes. Travail que vous, Messieurs les ministres et tous ceux qui protègent Polanski depuis si longtemps, l'avez empêché de réaliser. Voilà pourquoi cette affaire lève un tel tollé parmi les gens communs, et voilà la raison du décalage abyssal qu'il y a entre l'opinion du petit peuple, dont je suis, et vous et vos amis intellectuels : parce que vous vous dressez comme un seul homme contre ce que nous enseigne toute notre civilisation - excusez du peu ! Vous, Messieurs, voilà que tout d'un coup, vous nous crachez que l'homme ne doit nullement faire amende honorable, ni redresser son chemin. Et vous voilà, soudain, la bouche pleine de ses pitoyables excuses que l'on entend si souvent dans la bouche de tristes individus, dont j'étais, plus proches de l'animalité que de ce à quoi ferait penser leur silhouette: "Elle était consentante, elle paraissait vingt ans, il y a si longtemps" Vous, ministres et intellectuels, vous n'avez loupé aucune de ces bestialités, plus l'insulte faite à tous ceux qui purgent leur peine dans la promiscuité, le silence et l'oubli de nos prisons. Mais il y a pire. Les faits dont je me suis rendu coupable, je les ai commis en 1989, il y a donc vingt bonnes années. Personnellement, j'ai assumé, j'ai payé et j'ai même payé un second crime que je n'avais pas commis et puis surtout, j'ai réalisé l'infinie gravité de mes actes. Et si je n'ai jamais eu droit au pardon, j'ai en revanche eu droit à l'oubli... Jusqu'en février dernier. Car voilà qu'en février 2009, donc vingt ans après, ces messieurs en uniforme sont venus me notifier que dorénavant j'héritais d'une nouvelle punition qui consiste à devoir me rendre deux fois par an dans leurs locaux pour leur confirmer mon adresse. Vingt ans après Monsieur Kouchner ! Vingt ans après Monsieur Mitterrand ! Alors que j'ai tout assumé, payé et jamais récidivé. Alors qu'ils ont devant leurs yeux vingt longues années de non récidive. Et cette loi scélérate, c'est vous, Monsieur Kouchner, c'est vous, Monsieur Mitterrand, vous qui demandez à ce qu'on oublie un fugitif, c'est vous qui l'avez voulue et votée, quand pour Polanski "c'est si vieux, quel acharnement, méchants américains..." Depuis février, je fais des cauchemars, depuis février, j'ai perdu ma paix et l'on m'a arraché à l'oubli, celui que la coutume ancestrale me concède. Depuis que vous m'avez infligé une nouvelle punition, vingt ans après les faits, ça va mal. Mais depuis trois jours, Messieurs les ministres, depuis que vous avez réagi pour Polanski, là vous m'avez mis la haine, j'ai perdu mon peu de sagesse. Vous m'avez empoisonné le sang. Je vous demande donc au nom du simple principe de cohérence de me faire enlever cette dernière punition aussi injuste que traumatisante. De lancer une pétition avec vos amis les intellectuels et autres cinéastes. Redonnez-moi mon droit à l'oubli, car moi, oui, j'y ai droit, j'ai fait plus juste que le "Pianiste" et son auteur : J'ai payé ! " |
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