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日志


Bêtes noires

« Vous êtes conviée dans le cadre de cette réunion à…. »

 

Son corps ne rentrait plus dans le cadre depuis bien longtemps,

il avait du mal à traverser la fenêtre pour attraper l’oiseau sifflotant sur la branche..  Alors pourquoi se convier dans le cadre…

Elle s’arrêta dans le carreau…

Le contact fut froid mais …. Il se brisa à la sonnerie d’appel.

 Elle sortit par l’autre côté bien avant de recevoir  le reflet,

stoppée dans sa réflexion.

Il est en retard, la réunion ne se fera donc pas…

Trop tard, tant pis.

Sa pensée était déjà partie ailleurs voir si elle n’y était pas.

Et, elle y était bien, à sa grande surprise, noyée dans les gros titres du journal chiffonné dans la poubelle :

  «  La nuit tous les chats sont gris,

 mais c’est le noir qui fait peur. »

 Depuis un mois, la police dénombre de plus en plus

d'attaques de personne par des chats noirs affamés,

semant la panique dans la ville, à la nuit tombée.

Plus de chat noir, c’est la Haute Autorité qui l’a dit,

la loi est votée d’aujourd’hui.

 

"Ils ont décidé de les repeindre avant que le malheur arrive." 

« Quelle drôle d’idée !!! » se dit-elle

 

La chaise s’éjecta et la lumière claqua d’un ton sec sur la porte.

Dehors, la nuit dégoulinait sur le chemin du retour,

 s’ouvrant au passage de chaque réverbère.

Dans le lointain, on entendait les hommes en chasse

ils traquaient les bêtes dans les gouttières.

Marianne ne s’en inquiétât pas, elle n’avait qu’une chatte blanche,

 tachetée de noire, docile et gentille, rien de comparable au mal.

 

Fourchette, sur le sofa, attendait le clic du verrou

  pour ronronner au pas de sa maîtresse. 

Elle ne tarderait pas à arriver. 

 

(à suivre)

Histoire

 « la plume est plus forte que l’épée »
 
Dans l'Histoire du Monde, c'est bien souvent "la plume" qui eut le rôle essentiel
pour amener un homme au pouvoir.
 Comme Mussolini qui  prend la tête du journal du Parti socialiste italien Avanti ! (1913)
 
L'épée n'intervenant avec efficacité qu'ensuite.
 
 La propagande, la persuasion et la manipulation des masses, les tentatives pour influencer la conduite
des populations en s’adressant collectivement à leurs instincts bruts, à leur patriotisme,
à leurs peurs et à leur sentiment d’insécurité,
 tout cela a joué un rôle décisif dans les montées extrémistes.
La propagande instituera la pensée unique en vantant les réalisations bénéfiques du gouvernement
et on s'appuiera sur la jeunesse (canalisée) pour conforter le dévouement aveugle des citoyens.
 
 Seul objectif :
 comprendre et manipuler les émotions des masses pour prendre le pouvoir.
 
La misère largement répandue, la peur d’un avenir plus sombre encore,
ainsi que la colère et l’impatience devant l’échec apparent d'un gouvernement à gérer une crise,
 préparent un terrain propice à la montée d'un homme et de son parti .
Tous les peuples peuvent être concernés ...
A l'origine, il faut donc une crise mettant les hommes dans le désespoir le plus total...
Celle-ci peut être économique (hitler), militaire (Robespierre, Pétain), idéologique (Lénine)..
Faire comprendre au peuple qu'il y a nécessité d'une période dure (se serrer la ceinture)
pour pouvoir retrouver le bonheur...
Cela passe par une phase de rééducation, on est en état de guerre contre soi-même ou contre les autres.
Il y a toujours un ennemi (ou des) et un sauveur (un Chef génial pour une nation géniale).
 
 Mussolini : le Duce (Chef)
Franco : el Caudillo (Guide, Chef)
Hitler : Furher (Guide, leader, Dirigeant)
Fidel Castro : le Che (Chef), el comandante (Dirigeant)
 Ceauşescu : Conducător (Guide)
Staline (Acier) : le petit père du Peuple
Napoléon : L'empereur
Jules César : Imperator
 
Un Grand Orateur puissant et envoûtant, attire alors  un grand nombre de citoyens qui aspirent désespérément au changement avec de fausses promesses.
 
 Les Nazis s’engagèrent à restaurer les valeurs culturelles , à annuler les clauses du Traité de Versailles,
à conjurer la menace d’une révolution communiste, à remettre le peuple allemand au travail
et à recouvrer pour l’Allemagne son «rang légitime» de puissance mondiale.
 
 
Le discour doit être  adapté "prudemment" à chaque auditoire.
 
 Par exemple, lorsqu’ils s’adressaient à des hommes d’affaires,
les Nazis atténuaient les thèmes antisémites, privilégiant plutôt l’anticommunisme et le recouvrement
des colonies allemandes perdues en application du traité de Versailles.
 Devant des soldats, des anciens combattants ou d’autres groupes d’obédience nationaliste,
la propagande nazie mettait l’accent sur le renforcement militaire
et le retour des autres territoires perdus après Versailles.
 Les orateurs nazis promettaient aux agriculteurs du Schleswig-Holstein, land situé dans le nord du pays, qu’un gouvernement nazi soutiendrait les prix agricoles en chute.
Dans l’ensemble de l’Allemagne, les retraités s’entendaient dire que le montant et le pouvoir d’achat
de leurs versements mensuels demeureraient stables.
 
En mobilisant les mass média comme un miroir où les idées et les actions du guide suprême,
(le grand sauveur tant attendu),
sans faire de discussions intellectuelles ou de raisonnements, avec de simples slogans,
il est crucial de parler d'une seule voix.
 
Le culte voué à la personnalité de Mussolini dont témoignent les slogans du régime
(« Mussolini ha sempre ragione », « Mussolini a toujours raison »)...
Le Duce  utilise les médias (radio, cinéma d'actualités, journaux...) pour se mettre en scène :
discours spectaculaires, films le montrant en train de moissonner, etc.
 
Ensuite mettre le contrôle...
 placer les bonnes personnes aux bons endroits : dans la police secrête, les puissances économiques, les médias, la culture, l'éducation, la justice et surtout le législatif. Faire jouer la censure et contraindre les contestataires au silence.
La suppression des libertés individuelles s'entrevoit tout doucement avec la mise en place d'un Etat policier et une politique délibérée de "mise au pas" (avec des objectifs à atteindre et un suivi scrupuleux)...
 
donc 1ère phase,
 instituer une unité de commandement ce qui impose une concentration des pouvoirs
 dans les mains d'un seul homme.
 L'exécutif doit contrôler le législatif,
les candidats à l'assemblée sont pré-sélectionnés par rapport à leur docilité,
la justice doit être soumise en éliminant les mauvais juges ou en leur imposant de suivre le procureur.
Il faut donc faire régner l'ordre par l'armée, mais aussi avec la police doublée de service secret efficace.
Atmosphère de méfiance, de dénonciation,
 qui permettent de diviser pour mieux régner.
Par exemple, Le gouvernement nazi supprima les syndicats.
 Les ouvriers, employés et employeurs furent enrôlés de force dans le Front allemand du Travail, 
 toutes les facettes de la vie furent guidées
 - Selon ce principe, l’autorité – au sein du gouvernement, du parti, de l'économie, de la famille,... - procédait du sommet vers la base et devait être subie inconditionnellement.
 Après un incendie suspect au Reichstag (le Parlement allemand), le 28 février 1933,
le gouvernement publia un décret suspendant tous les droits constitutionnels civils,
instaurant un état d’urgence dans le cadre duquel les décrets pourraient être adoptés
sans ratification parlementaire.
 Autre cas : De 1919 à 1922,
l'Italie est secouée par une grave crise sociale, économique voire politique.
Mussolini l'exploite en brisant les  grèves et les syndicats par la violence :
il se fait ainsi connaître et bien voir par les milieux d'affaires et le patronat
(Confindustria et Confagricoltura).
 Il utilise pour cela des squadre (escouades), sortes de milices,
 issues en grande partie des rangs des arditi (venant des troupes d'élite démobilisées en 1918),
 dont l'uniforme est la chemise noire.
 
Dernière étape... La follie des grandeurs...
L'épée
 
Toujours avec le consentement de la population aveuglée, chercher à conquérir d'autres territoires...
Ammener la bonne parole de gré ou de force.
Ce type de gouvernance devient une Parodie de démocratie, 
  on ne sait jamais ce que cela engendrera.
 
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Tant que le passé n'est pas compris,
il se répètera à l'infini.

qui es-tu ?

Il n'y a pas d'école pour apprendre à être parents.
 Nous avons tous été des enfants, ne l'oublions pas.
Alors nous pensons bien faire
sans en regarder les conséquences à long terme,
le point de repère étant notre propre éducation.
 
Timoun et Eugénie m'ont rappelé leurs souffrances
 
Ma référence, je n'en voulais pas, et la sienne était inexistante.
Nous avons opté pour prendre chacun un costume,
il a pris celui de la douceur, de la tendresse
il me restait celui de l'autorité , de la frustration.
 
Timoun et Eugénie tout au fond de moi

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 Rien ne sert de dire... "ne touches pas c'est chaud !!!"
Il faut accompagner la main, lui faire sentir,
alors seulement le mot "chaud" prend une signification.
Lui apprendre ses propres limites sans imposer les notres.
 
L'enfant est une Personne,
 
il ne nous appartient pas.
 
 
 
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Guider, respecter, pardonner et aimer

Histoire Magique de France

L'impératrice Eugénie
 

Aux confins de l'Afrique du Sud, le 22 janvier, les Zoulous avaient, en moins d'une heure, surpris, attaqué et tué huit cents soldats et trente officiers de la vaillante armée britannique. Dès qu'il en est informé, le cabinet de Londres décide l'envoi de troupes importantes pour une expédition punitive, et les engagements de volontaires et de jeunes officiers se multiplient. Le Prince impérial Louis Napoléon, fils de Napoléon III fait part au ministre de la Guerre de son désir de s'engager, mais le duc de Cambridge refuse. Ne se tenant pas pour battu, le prince supplie sa mère, l'impératrice Eugénie, éxilée en angleterre, d'intervenir auprès de la reine Victoria et, devant une telle pression, mais avec beaucoup de réticences, l'autorisation est enfin accordée, le 24 février.


Il s'embarque à Southampton et arrive Au Cap le 26 mars.


Quelques jours plus tard, la division se met en marche pour gagner le pays zoulou. Le 30 mai au soir, le colonel Harrison donne au prince une mission de reconnaissance. Il s'agit, sous la protection d'une petite escorte, de repérer, au pied du mont Itelezi, le prochain lieu de campement de la division et de faire les relevés topographiques indispensables. L'escorte, commandée par le lieutenant Carey, assisté d'un sergent, sera formée de cinq hommes de troupe et conduite par un indigène rallié. La consigne du colonel Harrison à Carey est claire : "You will look after the prince" ("Vous veillerez sur le Prince").
A 8 heures, le dimanche 1er juin, le groupe quitte le camps et après plusieurs arrêts, décide de mettre pied à terre dans un Kraal (village) abandonné prés d'un cour d'eau l'imbazani. Les herbes hautes qui entourent le kraal cachent la vue tout autour. C'est alors qu'un des hommes qui faisait le guet aperçoit des zoulous tout proche! Le départ est alors immédiatement ordonné quand soudain une cinquantaine de zoulous jaillirent à l'assaut du groupe. C'est la panique! Louis tente de partir également et essaie de s'accrocher à la selle de son cheval "Fate" (destin), mais celle-ci se rompt.

Le prince est alors seul face aux zoulous. Dans sa chute son sabre, celui offert par le Prince d'Elchingen, lui a échappé mais il réussit, de la main gauche, à tirer trois coups de pistolet sur ses assaillants, qui ne sont pas atteints, tandis que de son bras droit, meurtri par son cheval, il tente de repousser les sagaies qui pleuvent sur lui. Percé de 17 coups, tous reçus par devant, il s'écroule, mort.

Le corps du Prince impérial sera retrouvé le 2 juin dans le donga près duquel il est mort. Embaumé dès le retour au camp, il sera ramené en bateau en Angleterre et débarqué le 11 juillet à Woolwich. Transporté à Camden Place sur un affût de canon, c'est le lendemain que seront célébrées des obsèques mililtaires solennelles auxquelles la reine Victoria, suprême hommage, tiendra à assister.

L'année suivante, l'impératrice Eugénie, toujours folle de douleur, décide de se recueillir sur les lieux du drame le jour anniversaire de la mort de louis.Arrivée sur place et accompagnée d'une escorte, l'impératrice part à la recherche de l'endroit. Mais la nature luxuriante a repris le dessus et le lieu du drame demeure introuvable. Au bout de quelques journées harassantes, la petite troupe se rend à l'évidence et commence à faire les préparatifs du départ. C'est alors que l'impératrice, touchée d'une inspiration subite s'enfonce dans la forêt suivie de son escorte. Pendant des heures, au travers d'une nature hostile, elle se dirige sans hésiter vers un point mystérieux et finit par trouver dans les broussailles le tas de pierres, souvenir du drame. L'impératrice se recueille durant de longues minutes. quand elle se relève, Sir Evelyn Wood lui demande une explication.

Eugénie explique qu'elle a senti un extraordinaire parfum de violette, parfum fétiche du prince. L'impératrice a interprété ce fait comme un signe et a suivi cette senteur.

(par Guy Breton et Louis Pauwels)

Un peu de sériosité !!!

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Ben..... d'acrocd aevc lui....

namnéoooooooo

 

QUI ES-TU ?

 
ça pue... "le respect"
 
 
C'est vrai, je suis mal rasé, mal habillé et le teint un peu basané...
Oui, je parle le français avec un fort accent  titi-parisien...
Mais, je suis français depuis plusieurs générations,
et sur ma carte nationale d'identité française,
 vous pouvez y lire comme adresse :
 Commune de rattachement 10 000 TROYES
 
Gens de voyage, ne veut pas dire voleurs de poulailler,
 notre liberté nous la payons très cher
 par notre illétrisme, du fait que l'école ne nous suit pas
par ces petits boulots que personne ne veut
par ces regards fermés et suspicieux à nos "bonjour-souriant"
 
j'ai fait comme tout le monde la queue au guichet,
attendant impatiemment mon tour...
 
"Bonjour Madame, avez-vous du courrier en Poste Restante
 au nom de Monsieur Robert W. ??... s'il vous plait"
 
"Oui, vous en avez 4, Monsieur, et cela vous fera 2.16 Euros ,
 s'il vous plait...Merci"
 
"Pardon, vous pouvez Madame me dire le contenu de cette lettre s'il vous plait, car j'ai eu mon assureur au téléphone et il m'a dit de la signer et de la faire retourner le plus vite possible... Merci Madame "
 
"Oui, c'est une lettre vous signifiant que vous avez déjà reçu 3 avertissements de demande de paiement concernant votre assurance automobile,
 en avez-vous réellement reçu 3, Monsieur ???"
 
"NON Madame, c'est la première"
 
"je ne vous conseille pas de la signer alors, et d'aller voir votre assureur vite"
 
 
"NON... MAIS CE N'EST PAS UN PEU FINI... VOUS N'ETES PAS DES ASSISTANTES SOCIALES... MOI JE SUIS SECRETAIRE ET JE SORS DE MON ENTREPRISE POUR ENVOYER LE COURRIER ET JE SUIS OBLIGEE D'ATTENDRE  UNE DEMI HEURE QUE MONSIEUR EST FINI DE LIRE TOUT SON COURRIER POUR POUVOIR ETRE SERVIE...  CA SUFFIT MAINTENANT... LAISSEZ-MOI LA PLACE... ALLEZ VOIR AILLEURS"
 
La guichetière n'a rien dit... tranquillement, elle a accusé le coup,
 puis continué son explication.
 
C'est sa collègue de travail, ayant peur d'une émeute,
 qui a demandé à l'homme de partir...
 
Robert n'a pas eu de haine, ni de révolte. Il a obéit.
Avec du bout de ces lèvres ... Juste une petite phrase...
lancée à la secrétaire impatiente :
 
 "les premiers seront un jour les derniers... Madame"
 

QUI ES-TU ?

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La ville s'endort tranquillement

Demain est un autre jour

QUI ES-TU ?

Deux France, par Jean-Marie Colombani
LE MONDE | 03.05.07 |

Il n'est un secret pour personne que Nicolas Sarkozy aborde le second tour de l'élection présidentielle en position de force. Les sondages le donnent invariablement vainqueur, et le face-à-face télévisé tant attendu n'a pas été de nature à renverser, à lui seul, le cours de la campagne.
La tentation peut être grande, dans ces conditions, de se projeter au-delà, de considérer que nous sommes déjà entrés dans l'ère Sarkozy. Au contraire, l'importance de l'enjeu – l'amorce d'une phase nouvelle de notre histoire politique, le choix d'un modèle de société – incite à réaffirmer que chaque voix compte.
Les sondages ne sont pas l'élection. Et celle-ci, quel qu'en soit le résultat, crée à son tour un rapport de forces dans le pays qui influencera l'attitude de l'heureux(se) élu(e) dans son mode de gouvernement comme dans son appréhension de la diversité des aspirations de la société française.
De ce point de vue – et même si le duel télévisé, beaucoup trop technique et manquant d'ampleur, ne l'a pas fait apparaître avec suffisamment de clarté et l'a même, à certains égards, masqué –,
 il y a bel et bien en présence deux France,
 
deux visions de la société.
 
Elles étaient parfaitement visibles lors des deux grands meetings parisiens des candidats : le public de Bercy montrait une société homogène; celui de Charléty une société plus diverse, plus colorée. Dans le premier cas, beaucoup d'inclus; dans le second, beaucoup d'aspirants à l'intégration, de candidats à intégrer cette classe moyenne dont le sort reste une des clés de l'avenir.
 
La mondialisation, on le sait, si elle donne du travail à des centaines de millions d'êtres humains, comporte un risque : la distribution des bénéfices n'est pas égale. Entre les pays. Mais aussi au sein même de chaque pays, en brisant les équilibres sociaux, en remettant en route la machine à inégalités qu'un demi-siècle d'Etat-providence avait inversée.
 
Ascenseur social en panne
La question posée dans toutes nos sociétés développées est donc celle de la classe moyenne qui, hier, voyait ses revenus grossir avec l'âge et était assurée que ses enfants auraient une vie meilleure, et qui voit aujourd'hui sa feuille de paie bloquée et ses enfants passer de stage en stage malgré les sacrifices faits pour leur éducation. L'ascenseur social est en panne non seulement pour ceux qui sont au bas de l'échelle, mais pour une partie toujours croissante de cette classe moyenne.
Malgré une lisibilité insuffisante, le projet de Ségolène Royal est tout entier centré sur cette problématique. Et c'est avec raison qu'elle fait de la refonte du dialogue social la clé du retour de la confiance. Les relations de méfiance, en France, entre les entreprises, l'Etat et les salariés ont non seulement un coût, mais sont aussi un obstacle au retour de la croissance.
La crise de la valeur travail, selon Ségolène Royal, n'est pas celle du désir individuel de travailler, mais celle de la capacité à travailler ensemble. Son dispositif tend tout entier à remettre en confiance les classes moyennes, à leur redonner une mobilité qui fait défaut, en même temps que la réassurance que donne, à celles-ci, des services publics puissants et modernisés.
Nicolas Sarkozy, au fond, a une vision plus "américaine", en ce sens que les dispositifs qu'il imagine (notamment fiscaux : le bouclier fiscal à 50 % n'est jamais qu'une façon d'éliminer de fait l'ISF) favorisent le haut de la pyramide sociale. Ses accents industrialistes, mais aussi protectionnistes, lui permettent, dans le même temps, d'être entendu des milieux ouvriers. Il défend donc le haut et le bas de la société, au nom d'une vision qui évoque le "conservatisme compassionnel" des conservateurs américains : il faut encourager les "riches" à investir, de façon à redonner du travail au plus grand nombre.
 
Conception revancharde de l'histoire
Ce sont là deux modèles – encore qu'à les écouter il n'y en aurait plus qu'un seul : la social-démocratie du nord de l'Europe ! – parfaitement cohérents et défendables. D'autant plus qu'ils ont en commun de vouloir réformer le pays.
 A ceci près que l'addition des propositions concrètes de Nicolas Sarkozy (une certaine idée de la fiscalité, des déductions diverses, notamment pour faire une France de propriétaires, des primes pour les heures supplémentaires) peut être source de nouvelles inégalités et aboutit à favoriser les plus favorisés. Au reste, le vote des beaux quartiers (comme, à l'inverse, celui des cités en faveur de Mme Royal) montre que l'opinion a parfaitement compris le message.
Ce qui gêne, chez M. Sarkozy, outre un renvoi classique à la vieille lutte des classes, c'est aussi une conception revancharde de l'histoire. Avoir centré sa campagne d'entre-deux-tours sur la dénonciation de l'héritage de Mai 68 est le signe clair d'une volonté de revanche idéologique.
Ce qui embarrasse, c'est cette façon d'opposer les "travailleurs" aux "tricheurs", ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi. Bref, une conception qui antagonise; et qui, à l'inverse, rend crédible la démarche de Mme Royal, laquelle refuse précisément cette dichotomie.
N'est pas non plus raisonnable la marche arrière que M. Sarkozy nous promet dès qu'il parle de renforcer l'arsenal législatif répressif (déjà largement pourvu) en mettant en cause, par des peines planchers et le recours à l'automaticité des peines, l'un des principes mêmes d'une justice républicaine qu'est l'individualisation de la peine, et l'idée que l'appareil répressif vise aussi à réinsérer.
Enfin, la qualité de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec Martin Bouygues, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault est la marque d'une puissance potentielle dans les médias qui appelle une vigilance de tous les instants.
Pourtant, le président de l'UMP a de bonnes chances de devenir le président du pays. Pour trois raisons :
 > en premier lieu parce qu'il a largement réussi son OPA sur les électeurs du FN, ambition voulue, assumée et annoncée depuis 2002 et constamment réaffirmée depuis comme un objectif politique décisif pour la droite;
 > en deuxième lieu parce qu'il a su mobiliser sur l'adhésion à son programme, sa capacité à le mettre en œuvre et à engager rapidement des réformes, contrairement à Ségolène Royal, dont le vote est pour une bonne part un vote défensif, de protection;
> enfin, cette adhésion forte est le fruit du travail de refondation de la droite, engagé méthodiquement depuis cinq ans et plus encore depuis la prise de l'UMP par M. Sarkozy.
 
Il en est résulté un projet discutable, contestable ou irrecevable, certes, mais cohérent et maîtrisé. C'est sa force et une bonne part de son pouvoir de conviction.
 Et c'est pourquoi il était absurde de le diaboliser.
 
Pas de mesures-phares
A l'inverse, le PS n'a pas su engager un travail de refondation comparable. C'est la faiblesse majeure qui a affecté la campagne de Mme Royal, dont on a pu apercevoir à la télévision qu'elle est, par sa force de caractère, armée pour tous les combats. Elle a eu l'intuition de devoir bousculer l'ordre socialiste, mais elle n'a pu le faire que de façon parcellaire, expérimentale ou improvisée, faute d'un socle solide de réflexion collective préalable, mûrie puis métabolisée par la candidate.
Il n'y a pas, dans l'arsenal qu'elle présente, de mesures-phares comparables, par leur effet, à ce que furent pour Lionel Jospin version 1997 les 35 heures ou les emplois-jeunes. Et, chemin faisant, les socialistes n'ont pas aperçu que l'idée même que les Français se font du "changement" a… changé ! C'est ce que Nicolas Sarkozy a pu récupérer (et masquer) avec son discours sur la valeur travail.
Il faut donc d'urgence, pour la clarté et la dynamique du débat démocratique, renouveler la pensée de la gauche. La mondialisation reste vécue comme une menace et diabolisée comme la cause de tous nos maux; seule la face négative de cette révolution planétaire est prise en compte et dénoncée.
La gauche réformiste doit repenser de façon moderne le changement social. Elle doit sortir de l'impasse idéologique dans laquelle elle s'est trop longtemps enfermée. C'est pour elle la seule manière de retrouver sa vocation historique : incarner le mouvement, le changement et l'espérance, l'optimisme sur l'avenir.
Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement, tracé une perspective.
> Sa défaite, surtout si elle était lourde, plongerait inévitablement le PS dans les règlements de comptes, le retour en force de tous les archaïsmes et de toutes les utopies négatives.
> Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté.

Jean-Marie Colombani

QUI ES-TU ?

 
 
Sans tambour Ni trompette
La seule gazette qu'elle fait pas là où on lui dit de faire ! 
 
Ce billet est fait pour  informer
vous pouvez le copier-coller et le diffuser
 
 
 
Les français doivent savoir et je ne leurs mentirai pas
 
 
Je suis issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime Nazi durant la guerre (vraies archives de la "Stasi") et qui a fuit la Hongrie pour éviter le jugement pour collaboration.
 Mon nom, si on le prononce à la française, veut dire en Hongrois : "dans la merde" (véridique).
Dans ma jeunesse, je participe à des manifestations contre les étudiants grévistes à la solde d'un mouvement qualifié de "révisionniste"
 (Ordre Nouveau, je vous assure que notre décadence française actuelle est due aux émeutes  de Mai 1968).
 Lors de la catastrophe de Tchernobyl, j'étais "le" délégué inter-ministériel au nucléaire, qui a mis en place une campagne d'information (ou de "désinformation") sur le nuage de Tchernobyl (= stoppé net aux frontières de la France).
 J'ai toutefois pris soin de ne pas faire apparaître cet épisode de ma vie politique dans ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'intérieur.
 
 Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin, j'ai défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques en profitant de la décentralisation de Jean-Pierre... (Trahir n'est pas mon problème, seul le résultat compte... d'ailleurs sur une durée de 2 ans, pendant ma fonction de Ministre du Budget dans le gouvernement d’Édouard Balladur, j'ai allègrement augmenté la dette de la France de 100 Milliards).
 
 J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que jamais ces entreprises ne soient privatisées devant les député(e)s représentants du peuple à l'Assemblée Nationale... J'ai renié cet engagement en 2006 et voté pour une privatisation de GDF et la fusion avec Suez...
(Mais... trop d'ami(e)s de l'UMP voulaient voir la coupe du monde de foot en Allemagne ---> billets offerts par Suez)

Ministre de l'intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois liberticides, et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité (ce qui a permis à Le Pen d'être au second tour en 2002..... + 8 % environ d'augmentation d'atteintes à la personnes... La baisse actuelle n'est due en grande partie qu'à la baisse du vol de voitures, mieux protégées par les constructeurs, et aussi par le refus d'enregistrer les mains courantes et plaintes déposées pour délits mineurs ). 

Je suis indirectement responsable du déclenchement de la révolte des banlieues en 2005 par ma politique répressive et des propos qui auraient été insultants envers les jeunes habitants de ces banlieues ? FAUX
(enfin... Bon... Oui j'ai affirmé que les policiers n'étaient pas en cause... Bon un enregistrement prouve le contraire et alors ? Ils sont mis en examen ? Un coup de Karcher et c'est propre !)
 
J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au profit des capitalistes et j'ai mené la chasse des enfants, les expulsants avec parfois des séparations...
(c'est pas grave, ceux sont des étrangers : Portugais, Espagnols ... Quoi ? Pourquoi pas Hongrois ?... Non pas cela... Des gens du continent Africain ! ...Avant d'aller chercher les étrangers dans les écoles (comme mardi 20 mars), les policiers allaient les cueillir aux distributions du Resto du Coeur (comme à Bastille fin janvier), mais voyons ... comment nommait-on ce type d'action par le passé ????  )

J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être un maire d'extrême droite (condamné à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale).
 D'ailleurs mon plus proche conseiller politique (Patrick Devedjian) est l'un des membres fondateurs d'  "Occident" (ancien groupe d'extrême droite terroriste et antisémite, mouvement qui a été interdit par les gouvernements de De Gaulle, Pompidou et VGE).
 
 Je suis un fervent partisan des Etats Unis, de Georges Bush et les néo-conservateurs américains m'apprécient beaucoup (soutien écrit), ainsi que  mon ami Tom Cruize ( sans parler de la scientologie... mais bien sur!!!).
 
Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon ami G. Bush (photographié en lui serrant la main avec une retouche pour paraître plus grand).
 
Lors de l'affaire Clearstream, j'étais au courant dès le début que mon nom était présent dans les listings (liste que j'ai eue en main propre) mais j'ai laissé faire pour apparaître comme une victime (cela gagne de la sympathie dans l'Audimat).
 J'ai déclaré que je souhaitais voir "pendus à un crochet de boucher" ceux qui ont mis mon nom sur les listings... (étrange cette phrase empruntée à une référence... Hittler a dit lui aussi vouloir voir "pendus à un crochet de boucher" ceux qui ont organisé l'attentat manqué contre lui... de toutes façons cela était dans leurs gènes...n'est-ce pas ???ceci est aussi véridique que le reste !)
 
Il y a quelques mois, avide de prestance, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation de terroristes allait avoir lieu,
 ainsi j'ai risqué de faire échouer cette opération et mettre la vie des fonctionnaires de la DST et du RAID en danger.

OUI ! le peuple doit être soumis...
 
 par les radars, certains en perdent travail, argent... mais enfin, la rentrée fiscale est trop importante (surtout pour mes  amis dirigeants de ces sociétés)... Mais en bon prince "totalitaire",
je vais modifier très légèrement le statut
(pour les plus riches d'entre vous... pas les routiers ! ainsi ils pourront racheter leurs points perdus).

Lors de ma visite électorale en Corse (tout ça à vos frais chers contribuables),
 j'ai utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île.
 (Chirac l'a fait aussi, j'aime bien l'imiter... rappelez-vous de la voiture avec la moto).
 Cependant un enfant s'est gravement blessé le même jour en randonnée et il est mort (information de Corse matin)... Il n'a pas pu être emmené aux urgences à temps, car j'avais le seul hélicoptère de disponible
(une vie, pour un peu plus d'arrogance... avec une facture de 1000 € HT / heure)
 
Je suis à l'origine du CNE qui est un véritable progrès (contraire aux Droits Europèens) et je souhaite la mise en place "d'un contrat unique" (inspiré du CNE)  pour remplacer les CDI et CDD , j'ai même soutenu le CPE dans un premier temps pour ensuite en laisser très vite la paternité au premier ministre... Je recherche le libéralisme total où le salarié n'aura plus du tout son mot à dire, ni le droit de se défendre
(le Tribunal des Prud'hommes et le Code du Travail sont déjà  en cours de modifications, des pressions extérieures sont faites sur les juges pour des affaires délicates comme les litiges naissant d'un CNE, l'impartialité des juges est remise en cause avec le projet de réforme de la magistrature suite à l'affaire dite d’Outreau)
 
Trop d'élections tue la démocratie,les français en ont assez de voter, aussi je ne ferai pas de référendum pour le "mini-traité" de la constitution européenne,
 (il sera voté par les députés qui sont à bien plus de 50% pour, alors que les Français sont maintenant à bien plus de 54% contre ), 
je préfère voir Israël entrer dans l'Union Européenne plutôt que la Turquie.
 
Je refuse aussi toute participation à un débat avec un sous candidat, c'est mon projet et c'est MOI que 6 Millions de français ont élu...
 
J'ai promis, si j'étais élu,
 de supprimer les 35 heures dans les 100 er jours suivant mon élection,
d'encadrer les syndicats (droits de grève, négociations réduites, liberté de licencier, travailler plus)
de supprimer les droits de succession (actuellement, il n'y a pas de droits de succession en dessous de 50 000 € par héritier, ce qui correspond au patrimoine d'un ouvrier ayant 2 enfants)
de mettre un plafonnement à l'impôt sur les revenus (vous sentez-vous concerné par cette mesure ?)
et encore plus de radars sur les routes...
 (Je tiens même le record de dépassement de vitesse sur tous les membres du gouvernement)

Ayez confiance, je suis le meilleur!!!
 
je suis...
je suis...
je suis...
je suis... 
je suis... 
je suis...
je suis...